Le volet d’intervention en milieu communautaire  

 

Communicado : les communications jeunesse

Des médias réservés aux adolescents : fait par et pour les adolescents  

Communicado est un des trois volets d’intervention du GCC LA VIOLENCE! Ses activités permettent aux adolescents du quartier Hochelaga-Maisonneuve et des environs de mettre sur pied des projets de communication qui leur appartiennent.

Deux principales raisons ont motivé le GCC LA VIOLENCE! a créer ce volet d’intervention :

  1. Les adolescents manquent d’espace pour exprimer leurs idées et leur réalité. Quand on leur donne la parole, c’est souvent à travers les médias « adultes », contrôlés par les intérêts des adultes et orientés en ce sens. Or, les adolescents ont besoin d’être entendu et de garder le contrôle sur ce qu’ils ont à dire.
  1. La diffusion de valeurs positives et d’un message de non-violence a davantage de crédibilité s’il est diffusé par un pair qui n’est pas nécessairement employé pour diffuser son message, mais qui le fait par conviction.  

            

 

Malheureusement, cette année les subventions insuffisantes ne nous permettent pas de poursuivre les activités offertes par Communicado. Nous cherchons inlassablement de l’argent et nous tenons à la continuité des activités de ce volet d’intervention pour les années futures.

 

Buts et objectifs

Les activités de Communicado ont été initiées afin de permettre aux adolescents de :

  •  De prendre position en rapport avec la problématique de la violence et de sensibiliser les autres jeunes aux conséquences néfastes des manifestations violentes.

  •  De se donner des moyens de valorisation personnelle en s'impliquant dans des activités propices au développement de l'estime de soi.

  • De communiquer leurs réflexions, leurs inquiétudes et de partager leurs intérêts tout en proposant des alternatives aux problèmes qui les concernent.

  • De se responsabiliser envers des individus et une communauté. Les jeunes, par leur prise de parole, ont une influence envers une communauté et doivent en tenir compte dans les positions exprimées.

  • De se familiariser avec l'environnement informatique et technique inhérent aux différentes techniques de communication, comme la console de mise en onde pour l'émission de radio, le montage vidéo, la mise en page, les éditeurs vidéo, les logiciels de traitement graphique, etc.

  • De s'impliquer activement dans leur communauté en s'informant et en s'exprimant sur les différentes ressources du quartier.

  • De croire en un projet collectif d'envergure, d'y investir temps et énergie afin de le mener à bien. Ces projets représentent une alternative positive aux manifestations violentes.

  • D'assouvir leurs besoins de se manifester par des moyens constructifs et non violents d'expression personnelle.

  • De développer leur esprit critique et leur jugement moral.  

                                                                                                             [HAUT DE LA PAGE]

Historique et activités de Communicado

C’est le journal Le Soi-disant qui est à l’origine du projet Communicado. Le premier numéro du journal est publié en décembre 1993. Il s’agit à l’époque d’un simple petit journal photocopié. En 1995, on adopte un format tabloïd imprimé et, enfin, on renouvelle l’image et le contenu du journal en 1997. En 1998, une émission de radio hebdomadaire voit le jour. L’année suivante, le volet d’intervention communautaire portant le nom Communicado est officiellement créé avec l’ajout d'une activité supplémentaire : un site Internet. Communicado a également organisé en 1999, en collaboration avec le volet du milieu scolaire, un projet se nommant Stop la violence!

 

Les projets de Communicado

Activité radiophonique : Des jeunes qui ont de la gueule

Chaque semaine, entre 1999 et 2002, une équipe de cinq jeunes a animé une émission destinée aux adolescents présenté à CIBL(101,5 FM) : Des jeunes qui ont de la gueule. L’équipe s’est occupée elle-même autant de la réalisation et de la mise en onde, que de la préparation complète de l’animation.

En plus de l’équipe régulière, une vingtaine de jeunes par année ont été invités à l’émission pour venir présenter des réalisations personnelles ou celles d’un groupe qu’ils représentaient.

Les jeunes participant à l’émission ont développé plusieurs aptitudes et habiletés, car l’activité radiophonique permet :

  • de profiter d’une tribune libre pour communiquer et partager des préoccupations et intérêts;

  • de développer des habitudes de travail permettant de produire chaque semaine une émission professionnelle de qualité;

  • de se familiariser avec la technique.

                                                                   [HAUT DE LA PAGE]

Activité journalistique : Le Soi-disant

Depuis sa création en 1993, le journal Le Soi-disant n’a cessé d’évoluer. Une équipe de jeunes journalistes compose un comité de rédaction qui choisit des sujets, rédige des articles et se charge de la distribution du journal. Chaque année, le journal a été publié quatre fois et a été distribué dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

L’activité journalistique permet aux jeunes :

  • d’améliorer leur écriture;

  • de prendre connaissance des ressources pour les jeunes du quartier;

  • de prendre part à une réalisation collective d’importance.

 

Activité site Internet 

Un comité de cinq jeunes ont créé, entre 1999 et 2000, un site Internet spécialement pour eux. Modeste d’abord et plus complexe et complet par la suite, le site a su attirer près de 50 000 visiteurs.

Les jeunes qui ont participé à ce projet ont acquis une expérience enrichissante dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et des communications. Ils ont été formés et ont dû maîtriser pour la réalisation du site les notions suivantes :

  • Éditeur HTML

  • Scripts de type Java

  • Animation Flash

  • Transferts FTP

  • Retouches et compression d’images sur Photoshop  

                                                                                                      [HAUT DE LA PAGE]

Activité STOP LA VIOLENCE

Le projet Stop la violence a été créé en novembre 1999 afin de permettre à des jeunes d’influencer positivement leurs pairs. Le projet est divisé en deux activités : Manifeste ta paix et Je Stop la violence en musique.  

Manifeste ta paix

Une équipe a été formée afin de rédiger un manifeste qui revendique pour les jeunes des solutions aux problèmes pouvant entraîner des conditions propices à des manifestations violentes.

Dans un premier temps, huit jeunes (dont trois permanents) ont participé à des rencontres où des thèmes en rapport avec la réalité des jeunes étaient abordés. Les jeunes ont essayé, en équipe, de trouver des solutions à des problématiques  qui les touchent directement ou non. Ils en ont fait un manifeste de neuf articles où ils exposent  leurs réflexions et leurs revendications.

Finalement, les jeunes impliqués ont tenté de donner au manifeste le plus de visibilité possible en le faisant circuler dans les milieux de jeunes et en faisant signer une pétition qui amènerait les autorités politiques à aller de l’avant avec les mesures qu’ils proposent dans leurs revendications.

Cette activité a permis aux jeunes qui ont participé à l’activité et à ceux qui ont eu l’occasion d’entre en contact avec le manifeste :

  • de se poser des questions sur certains de leurs comportements et sur les conditions sociales des jeunes;

  • de se sentir impliqué dans une démarche constructive de changement;

  • de se rendre compte de la possibilité de changer les choses;

  • d’acquérir confiance en leur capacité de communiquer.   

                 

Je Stop la violence en musique

Cette activité a été créée dans le but de donner la chance à un chanteur ou un groupe de musique faisant la promotion de la non-violence de se faire connaître. En 2000 et en 2001, deux concours de musique ont été organisés. Les jeunes qui désiraient participer devait être âgés de moins de 18 ans et nous faire parvenir un démo d’une chanson composée et interprétée par eux. Un jury composé de quatre juges devait choisir un gagnant en tenant compte autant de la qualité du texte pacifique que de la musique.

Les jeunes gagnants ont eu la chance d’enregistrer un album et de faire quelques spectacles dans des écoles.

 

[HAUT DE LA PAGE]